[ARL, C3] Déborah Moine et Dalénia Lenaers, Séminaire thématique « L'Égypte romaine » (10h30)

Deborah Moine Dalénia Lenaers Egypte Romaine

Enseignants : Déborah Moine, Dalénia Lenaers


Séances : le samedi de 11h à 12h30
Q1, 2016 : 17 septembre ; 01, 15 et 22 octobre ; 19 et 26 novembre ; 10 décembre


17/09/2016 D. Moine Les temples d'Égypte d'époque romaine
  En 31 av. J.-C., l'Egypte tombe aux mains de l'Empire romain. Pour la première fois de son histoire, le pays va être gouverné par un "pharaon" vivant loin de son sol. En quoi cette situation va modifier la théologie ? Découvrons le fonctionnement d'un temple, son art, ses divinités, le rôle de l'empereur pharaon, sa politique, ... les particularités des édifices d’époque romaine, leur esthétique… entre tradition et innovation.
01/10/2016 D. Moine Dendour ou le temple exilé
  Conservé au "Metropolitan Museum de New York", le temple de Dendour est un véritable "rescapé" qui a traversé les affres du temps mais aussi la menace du barrage d'Assouan. Découvrons un petit temple qui ne manque pas d'intérêt! Le temple est parfois désigné par le vocable  « chapelle » à cause de ses petites dimensions.  Edifié en Nubie sous l’empereur Octave-Auguste, ce chef d’œuvre fut  offert aux Etats-Unis par le gouvernement égyptien afin de remercier les Américains de l’aide prodiguée à la fois dans la sauvegarde du patrimoine pharaonique mais, aussi, officieusement, sur la scène politique ( envois massifs de nourriture, d’équipements militaire et hospitalier par navires entre 1959 et 1966 ). Par conséquent, aujourd’hui, le temple de Dendour est un des fleurons des collections du Metropolitan Museum of Arts. Il est exposé dans l’aile Sackler sous une verrière, baigné par  les rayons solaires, recréant un peu l’atmosphère de sa lointaine contrée d’origine. Quelques palmiers, au charme désuet, garnissent sa salle d’exposition, suggérant peut-être avec nostalgie l’écrin  de verdure de la zone fertile qui le vit s’élever au temps des premiers Césars.
15/10/2016 D. Lenaers Les obélisques importés par Auguste
 

Lorsque nous visitons Rome, nous pouvons être frappés par le nombre d’obélisques qui sont venus décorer la ville depuis l’Antiquité. Le premier à avoir fait importer ces monuments imposants au sein de la cité impériale est Auguste : en effet, ce dernier avait réussi l’exploit de faire transporter deux obélisques provenant d’Héliopolis en l’an 10 av. J.-C. Le premier, qui se trouve aujourd’hui à la Piazza del Popolo, avait été érigé au Grand Cirque (Circus Maximus), tandis que le second, se situant à présent sur la Piazza di Montecitorio, avait été installé dans le nord du Champ de Mars à proximité du Mausolée d’Auguste et de l’Autel de la Paix (Ara Pacis). Quelles étaient les raisons pour lesquelles des monuments égyptiens avaient intégré le paysage urbain de Rome ? Quelle(s) étai(en)t leur(s) signification(s) ? Il s’agira des questions auxquelles nous tenterons de répondre en examinant le contexte archéologique, les sources écrites ainsi que les sources iconographiques.

22/10/2016 D. Moine Les stèles de l'empereur Tibère à Louxor
  Ces artefacts font apparaître, de par leur fonction et leur iconographie, de nombreuses thématiques qui permettent de mieux comprendre le regard que posaient les empereurs romains sur l’Egypte. Elles étaient disposées sur le pourtour de l’enceinte du temple de Louxor afin de célébrer la restauration de la muraille détériorée par des inondations et un séisme sous le règne d’Auguste. Ce dernier avait commencé les travaux de réparation mais le gros œuvre fut réalisé par son beau-fils, gendre et successeur, Tibère. Si la disposition autour du complexe cultuel inscrit l’acte de l’empereur dans un cycle d’éternité, l’iconographie, elle-même, est très riche en données politiques, religieuses et rituelles.  Lors de son accession au trône impérial, Tibère dut faire face à des courants contestataires de la part d’héritiers potentiels d’Auguste, plus proches de l’empereur défunt par les liens du sang. L’étude de ces stèles révélera une similitude entre le message politique à délivrer en Egypte et à Rome par le pouvoir central impérial.
19/11/2016 D. Moine Les impératrices julio-claudiennes en Égypte : une mystérieuse absence
  La dynastie Lagide avait connu moult souveraines influentes. Les Arsinoé, Bérénice, Cléopâtre, … avaient fait l'objet de cultes populaires, de divinisations et étaient représentées en statuaire, en numismatique, dans les temples. Après la conquête romaine, l'empereur devient pharaon d'Egypte.. On compte plus d’une soixantaine d’édifices (de la simple chapelle oraculaire au grand temple) mis en chantier sous Auguste !La famille impériale Julio-Claudienne passe pour compter en ses rangs de nombreuses dames influentes: Livie, Agrippine la Jeune, Poppée, ...Vont-elles apparaître sur la scène politico-religieuse égyptienne? Des preuves archéologiques de leur « aura » existent-elles? Certaines princesses (Poppée) sont présentées comme garantes d'une certaine égyptomanie des Césars. Cette hypothèse se confirme-t-elle dans le berceau même de cette culture ?
26/11/2016 D. Moine La circulation des biens et des savoirs en Égypte romaine
  L’étude de la circulation des biens dans le monde antique est encore aujourd’hui tributaire de nombreux clichés. Il est souvent considéré qu’il s’agit d’un microcosme vivant en autarcie et ne connaissant pas le commerce des exportations et importations sur de longues distances et pour des produits variés. Or, la documentation archéologique, l’étude des voies de communication et les textes des auteurs anciens nous dévoilent une réalité toute autre.
10/12/2016 D. Moine L'Égypte, cauchemar et fantasme des romaines : contrée d'exotisme, de luxure et de mystère
  Les premiers contacts entre Rome et le monde oriental s’établirent via le domaine du commerce et de la religion Cependant, le regard que les Romains portaient sur ces cultures et le degré de rapport que ces civilisations entretenaient est encore à définir. L’Egypte est à la fois la patrie des intellectuels, de la sensualité et des créatures fabuleuses. Ce cliché se diffusera dans l’art romain. Néanmoins, des hapax, telle la Mensa Isiaca, laissent entendre une certaine compréhension de l’art et du mode de pensée égyptiens.

Antenne d'Arlon - Institut Notre-Dame (INDA) - rue Netzer, 21 - B - 6700 Arlon

Inscription : Non-membres, 65 € ; Membres, 55 € ; Étudiants, réductions, 25 €